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Présentation Arcane

                            
                                ARCANE
    

                                    Spectacle : 1h30
 

 

Sans entracte, 
cocktail di(vi)natoire en fin de spectacle 
avec exposition de peintures.
 


Les arcanes de la mémoire sont comme d’immenses souterrains 
où la lumière de l’esprit ne pénètre jamais mieux  
que lorsqu’elle a cessé de briller au dehors.
 
Hervey de Saint-Denys.
 


« Arcane », qu’est ce que c’est, qu’est ce que cela 
signifie, qu’est ce que cela engendre ? 
Le terme Arcane dont le sens premier traduit 
le secret et le mystère, est aussi employé 
dans le tarot divinatoire afin de désigner 
les cartes maitresses sous le nom 
d’ « arcanes majeurs ». 
Il s’agit d’un  mythe qui remonte au temps des pharaons 
selon lequel le messager des dieux, Thot, aussi 
divinité de l’écriture, a transmis aux hommes 
22 gravures qui ont formé un alphabet symbolique. 
Les 22 arcanes.   
Les danseurs ont voulu créer leur spectacle 
autour de ce terme arcane, ce terme aux multiples 
visages, et composer sept tableaux basés sur des 
cartes qui ont été choisies tant sur le plan chorégraphique 
que sur le plan symbolique. 
Il ne s’agissait pas d’illustrer les cartes 
au sens premier mais de chercher une énergie 
qui pourrait leur correspondre. 
Le mouvement a été ainsi mûri après un long 
cheminement sur le pouvoir symbolique des cartes. 
Ce travail théorique est venu nourrir 
la création chorégraphique des danseurs. 
Une carte, une énergie, un mouvement, un imaginaire. 
Certains danseurs ont mené des travaux universitaires, 
master 2 et doctorat, en partie sur la portée signifiante 
des arcanes. La danse est venue puiser à la fois 
dans le mouvement seul mais aussi dans ces recherches 
qui offrent des pistes à creuser.   
Le spectacle se construit comme une unité. 
Chaque carte rentre en résonnance avec une autre, 
formant un réseau cohérent et évolutif. Les danseurs 
explorent l’idée de quête initiatique: une carte 
en fait naitre une autre jusqu’à percer le secret 
de plus en plus loin. Le secret échappe à chaque fois 
et se renforce, c'est cette dynamique qui structure 
le spectacle. 
L’ermite, un arcane majeur, 
sera le voyageur solitaire qui mènera la quête 
vers les mystères. 
A la fois fil d’Ariane et fil conducteur, 
il plonge dans les labyrinthes en poursuivant sa route. 
A la fois présence silencieuse et voix intérieure, 
le porteur de lumière traverse l’espace scénique 
et sème des énigmes : il éclaire et cache, 
il avance et se perd. 
Il revient comme un leitmotiv afin d'articuler 
les tableaux entre eux. 
Ainsi chaque carte engendrera des gestuelles à part, 
entre sensualité et renversement, entre mouvements 
collectifs et individuels, 
entre abandon et danse saccadée, 
entre force et simplicité.


              
                  Présentation des sept tableaux
 

1e tableau : 

 « La rapidité est sublime, la lenteur majestueuse »
*.
                         Les Impératrices et les Empereurs.

                     


Ce tableau d’ouverture explore l’ambivalence 
entre énergie féminine et énergie masculine 
comme un dialogue de gestuelles et de ressentis. 
Les jeunes femmes couronnées sont les gardiennes 
de la lenteur et de la fluidité. 
Les danseuses travaillent sur l’émotion dans leur corps 
qui se traduit par la suspension 
et le mouvement perpétuel, elles incarnent ainsi le cycle. 
La gestuelle des impératrices est création, 
la gestuelle des empereurs est possession. 
Les danseurs utilisent les énergies du hip-hop 
afin de faire émerger une gestuelle saccadée 
avide de puissance et de stabilité. 
Les deux trios, l'un masculin et l'autre féminin, 
tout d'abord séparés scéniquement, se transformeront 
tour à tour en danse partagée et en échanges.

 
2e tableau : 

                                  
« Désirrémédiable ».
                                  Les Amoureux et le Diable. 

                        


Les échanges passent de l’affrontement à l’osmose. 
Deux couples, deux visages de l’amour – 
le travail de portés, de relâchement, 
d’unisson, de ressemblance, de doute 
mène à exprimer le désir dans la verticalité 
et l’abandon au sol. 
Les amoureux s'enlacent, se lassent, se cherchent. 
Chaque duo a son langage corporel bien à lui. 
Puis ce désir sensuel glisse vers des tentations 
plus charnelles, vers l’excès: 
les danseurs sombrent tout à coup 
dans la difformité, le masque, les pulsions animales. 
Dans un contre-jour rouge, l’obscurité envahit 
les arcanes, les danseurs ne sont plus que silhouettes, 
pantins et distorsions perdus dans les méandres 
de l’inconscient. 
Le corps tend vers une forme de monstruosité.


 
 3e tableau : 

                                     « Je brûle d'une flamme nue »*.
 
                                        Le Soleil.
 
                    

Dans l’incandescence du tableau précédent, 
les braises du soleil renaissent. 
La chaleur des corps tourmentés 
dans le bal des ardents a laissé place à une chaleur 
plus solaire. La danse s’enrichit d’une gestuelle 
afro-contemporaine, spontanée, rythmée et gaie. 
Les danseurs vêtus et maquillés de blanc 
incarnent le soleil en son zénith qui renverrait 
à l’idée d’une éternelle jeunesse. 
La chorégraphie se base sur des sorties et des entrées, 
sur des couchers et des levers, 
sur une ronde, figure centrale du spectacle,
cela dans un tourbillon incessant et enjoué. 
* Paul Eluard, Surgis.
 


4e tableau : 

         « 
Les enfants sont des énigmes lumineuses*, 
                                  seul le fou le sait »

                                  Le Fou et le Magicien.

                    

Ce tourbillon laisse place à un vertige 
et à une nausée : l’univers de la perpétuelle 
errance s’installe. 
Les danseurs déchirés chavirent 
dans le répétitif, le décousu, l’absurde. 
Leur déplacement incohérent 
illustre la crise et le désordre. 
Loin de l’arlequin, la figure du fou oscille 
entre névrose et rengaine, victime d'un imaginaire 
excessif et visionnaire et d'un emprisonnement. 
Il est le vagabond et le génie à la fois. 
La traversée du magicien-enfant sur l’espace scénique 
vient rompre ce désordre et redonne à la folie 
son pouvoir d’innocence. 
Les bruits de récréation et les paroles enfantines
"...
les perce-neige sont toujours blancs, 
ils signifient après cette épreuve, 
je vous aimerai davantage
" viennent rompre 
la musique précédente, angoissante et métallique. 
Les deux enfants Orphée et Eurydice crachent
des rubans rouges, des langues immenses qui 
parlent l'infini dans ce qu'il a de passionnel:
- " l'enfant est un soleil qui parle l'infini ".
Le duo des enfants se rompt car Orphée a choisi
de regarder Eurydice après leur envol extatique, 
ils sont séparés, le magicien Orphée subit la perte, 
celle de son enfance aussi.
L'ombre vient faire couler des larmes noires aux yeux
d'Orphée, l'ombre se répand sur lui. 
Voilà qu'Eurydice renait par la lyre du magicien 
- un duo néo-classique s'installe pour redonner joie 
à Orphée qui découvre une Eurydice femme 
et non plus petite fille.
L’arcane du magicien présente celui qui ouvre 
les espaces : il envahit, il envoûte, devenant
voyant par un dérèglement de tous les sens
Il recrée les paradis perdus au milieu des enfants 
légers, qui, à la fin de ce tableau semblent chanter:
" l'enfant est un soleil qui parle l'infini ".
Et voilà que les rubans rouges réapparaissent,
portés par Eurydice aux deux visages.
La chorégraphie explore l’énergie du rêve, 
gestuelle onirique et aérienne
portée par un danseur habité par un solo poignant. 
Ainsi ce tableau retrace les méandres 
et les illuminations d'Orphée et d'Eurydice.
Ceux qui s'aiment et qui ne peuvent se voir.
Orphée est le magicien, il séduit n'importe qui, 
même les fauves et les arbres et plantes, 
en chantant et jouant de sa lyre.
Là est sa vraie magie. Simple. Immense.
Le magicien est aussi celui qui dissimule 
et c’est en cela qu’il se trouve en miroir 
avec la figure de l’araignée, danseuse élastique, 
qui crache une toile noire issue de l’intérieur. 
Le magicien rétablit dans ce tableau l’envie d’ailleurs 
et une danse de l’apesanteur.  
Le ruban rouge final signifie
que le magicien possède la langue infinie, 
celle de l'intériorité et de l'imaginaire. 
*Daniel Pennac, Messieurs les enfants.
 

5e tableau : 

                                   « L’arcane sans nom »

                                        La Mort et le Pendu.

                                  


Le magicien qui joue à faire apparaitre et 
disparaitre ne peut rien contre la force 
qui nous fait disparaitre. 
L’arcane du pendu vient prolonger ce bouleversement 
et les danseurs explorent la tension et le déséquilibre. 
Le pendu s'incarne alors dans une danse 
du renversement, les cordes sont des corps raidis 
mais comme l’a écrit Rimbaud, 
« je tends des cordes de clocher à clocher, 
des chaines d’or d’étoile à étoile, et je danse ».
 
Le duo du pendu entre sensualité noire et rapports
de force glisse vers la longue disparition.
Le parti pris chorégraphique 
n’est pas une illustration de la mort comme fin 
mais de la mort comme retour à l’essence. 
Sous l’orage et son tonnerre, parole mystérieuse, 
les corps partagent un souffle commun 
face à l’irrémédiable, une gestuelle épurée, 
lancinante comme pour signifier un même passage 
pour tous les hommes, un passage obligé, 
un passage vers ailleurs. 
Une pluie qui pleure et qui lave se fait entendre, 
seule musique.  
Les danseurs, dans la lumière et la pénombre, 
sont coincés entre mouvement perpétuel 
et accents foudroyants. 
Tout bascule, tout se renverse. 
 

6e tableau : 
                        
                        « Clair de l’une, éclair de l’autre »

                                       La Lune et l’Etoile

                           


Après la traversée des enfers, 
le retour à la lumière s’immisce en douceur 
à travers un duo composé autour de la gémellité. 
La lune est cyclique, figure féminine proche d’Isis, 
à la fois guide et astre de la liquidité. 
La danseuse explore une gestuelle de la rondeur, 
de l’amplitude et du changement dans le même. 
Elle est parfois invisible et parfois flamboyante, 
paradoxe du clair obscur. 
Elle avertit qu’il n’y aucune stabilité dans le monde, 
parfois brillante et parfois amoindrie. 
Dans un jeu de ressemblance, 
la danseuse incarnant l’étoile explore une gestuelle 
de la stabilité et du passage. 
Elle distille de la luminosité par une danse intuitive 
faite de lignes et de courbes. 
Difficile à saisir, l’étoile filante rattache 
l’homme à l’éphémère, à l’instant magique, 
à une force de l’espoir lisible dans le ciel 
qui se manifeste par un mouvement 
fulgurant et infini à la fois. 
L’étoile du Berger guide, et, 
l’ermite, berger voyageur lui aussi, 
s’y rattache dans sa quête. 
La lune et l’étoile se retrouvent 
dans une forme de nudité étincelante, 
elles relèvent l’homme de sa déchéance 
et évoluent au sein d’une chorégraphie 
faite de chutes et de sauts, de glissés et de miroirs, 
comme des sources de lumière prêtes à défier l'obscur . 
Elles relèvent, elles révèlent.
  
L'ermite leur porte les dernières plumes blanches,
bouts de ciel tombés dans leurs mains ouvertes,
et si la lune chuchote à l'oreille de l'étoile
c'est pour parler de choses infinies.
Au milieu des plumes, 
comme des corps devenus oiseaux.

 

7e tableau: 

                          « La terre promise n’est belle 
                          que parce qu’elle est promise ». 
                            Le Monde et la roue de la destinée.

                                  

Dans ce tableau final, tous les danseurs se retrouvent 
à la fin d’une quête - étourdis, ébahis, éblouis. 
Où en sommes nous arrivés? 
Le monde est toujours arcane, 
la foule est toujours mystérieuse 
mais la gestuelle devient la trace 
de tous les tableaux traversés 
par le porteur de lumière. 
La danse n’est plus qu’une, 
unique, tout a fusionné vers un rythme commun, 
une énergie collective, dans la ressemblance 
- comme un monde qui se jouerait 
de la roue de la destinée.  *
Rivarol.

L’arcane n’est pas dévoilé. 
Le mystère garde ses zones d’ombre. Qu’importe. 
La quête a suffi. Une porte ouvre mille portes. 
Là est le piège de toute connaissance. 
Plus on s'y engouffre, plus on s’y perd. 
Mais on se retrouve.                   
Et l’ermite, nous regardant de l’autre côté du miroir, 
semble nous murmurer alors 
« Je pensais qu’en entrant dans la sphère du mystère,
 j’allais faire des tours de cartes, des tours de magie, 
que j’allais suivre le cycle de la lune, 
le cycle de la vie et de la mort, 
que j’allais tourner la roue de l’amour, 
la roue du soleil, 
alors que je n’ai fait que tourner 
la roue de la destinée, 
que suivre le cycle de l’homme 
et fait le tour du monde. 
Et pourtant, je suis loin, 
très loin d’avoir fait le tour de la question
. » 


              Felix qui potuit rerum cognoscere causas.
 
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Spectacle I-care  
  Céline Boyer et Florian Salle ont formé un duo qu'ils ont nommé
"à corps d'émoi".
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Ils présenteront leur spectacle
" I-care " pour la Ligue contre le cancer avec la Mairie de Bordeaux, sur le miroir d'eau, le vendredi 25 mai à 21h et 22h.
Ils seront accompagnés de musiciens en live, le quatuor Opuslacombe et de sculptures, ailes en acier et personnages mythiques.
Ce duo est présenté lors du 10eme anniversaire de la prévention solaire de la Ligue et sera donné gratuitement en accord avec la Mairie.
Des cracheurs de feu accompagneront cette pièce qui est une réécriture du mythe d'Icare, de sa fougue et de sa brûlure.
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Nous vous tiendrons informés des conférences de presse, des articles et reportages sur cette création.
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Bientôt la bande-annonce.
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Venez nombreux.
 
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Spectacle "les noces de neige"  
  Le duo " à corps d'émoi" présentera son propre spectacle "les noces de neige" lors de festivals, de scènes ouvertes et de la programmation de Lacanau le 6 octobre 2012.
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Nous vous tiendrons informés des dates de ce spectacle.
 
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