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Voyages poétiques: les élèves écrivent.


                              Voyages poétiques

Parcourez maintenant les photographies prises par Céline Boyer lors d'un atelier, elles sont issues de la chorégraphie rouge vif, rouge vie. Elle a photographié les élèves lors de répétitions et a tenté de saisir leur émotion et leur poésie.

Ses photographies sont associées aux textes écrits par les élèves sur la danse et sur la vie. 
Des voyages poétiques qui ont nourri cet atelier chorégraphique et qui retracent la personnalité de chacun.




                               Premier voyage: foule




Foule

Une foule de sentiments comme une foule de gens. [...] Je remonte l'allée et je pense à toi et elle, comme tombée du ciel. Je m'en irai poser tous tes portraits sur toutes les orchidées, et j'écrirai notre histoire sur quelques bouts de papier. Je finirai ma journée comme toutes les autres journées, en regardant le ciel, tel que tu me l'avais dessiné. Toujours cette poésie qui lasse le dernier venu, et qui a déjà euthanasié le premier. Simple jeune fille, j'ai les yeux qui brillent et j'écris pour ne pas crier. J'avais des rêves pourtant, comme terminer mon enfance à 40 ans, devenir scénariste, donner un sens à l'existence, trouver l'homme idéal, voir la vie en rose, avoir envie d'autre chose. Devenir un idéal pour regarder les quelques étoiles, en ta compagnie. Voilà qui me reprend, je parle comme dans les rêves, comme une dérangée névrosée qui voudrait être écoutée.[...] Chaque phrase est pesée, chaque phrase doit donner un sens à mes écrits. Il y a bien plus derrière un mot, que le mot lui-même. Mes baisers sont loin. Accumulés sur ces plages, je les ai oubliés après avoir tant espéré. [...] Alors encore et encore je remarque que mes baisers se sont envolés et se sont perdus à mille lieux, sans espoir d'être retrouvés. Je réside dans ce labyrinthe égaré qui me force à ne plus aimer, qui me force à oublier.
 © Juliette Darizcuren.







                       

                       Deuxième voyage: On regarde




              
On regarde
On regarde à longueur de journée nos enfants, ce qu'ils deviennent et ce qu'ils étaient. [...]  Plus d'idées dans nos petites têtes, que des visages, des sentiments, un mal de crâne sans aspirine, du vent. On cherche désespérément un remède à cette maladie qu'est la vie sans réfléchir à ce que nous sommes. De l'or dans les yeux, un air de liberté pour deux. Un ciel plus étoilé que jamais pour une simple photographie de l'existence sans but. Du noir en cadeau pour une tristesse en fardeau. Une peur qui ne devrait pas exister et un amour qui devrait être inventé. Nous n'avons comme seul dessein que de finir comme des amants, posés sur le banc de l'éternité. J'aurais voulu être là pour te voir, j'aurais voulu encore te revoir. Je ne pense qu'à rester simple, rester cette femme sans cœur, bercé par le noir, bercé par ton sourire qui me fait écrire. A présent tout est flou, nous le sommes tous, et eux, ils nous regardent.  J'ai décidé de ne plus décéder pour un autre. J'irai tuer sous vos yeux hagards, ces démons qui me disent tous leurs maux. Jolie mélodie pour une  écervelée me direz-vous.  
© Juliette Darizcuren.

         Troisième voyage: récit de l'audition.




 Récit de l'audition par Tiphaine
« Céline, il aurait fallu que tu sois là pour voir ce qui s'est passé...tu as manqué un grand moment […] je connaissais très bien Alain Bézouan chorégraphe afro-antillais spécialiste dans l'eutonie (un mouvement en entraîne un autre). Il a un univers chorégraphique très proche du nôtre. Les choses se sont passées naturellement....tu aurais vu ça, nous étions tous habillés soit tout en rouge, soit tout en noir, soit en rouge et en noir (j'ai un peu forcé tout le monde à enlever leurs bijoux avant de rentrer...sur scène, on n'est pas Pierre ou Paul par nos parures, mais danseurs...notre corps et uniquement notre corps doit montrer qui on est. 

         


On est passé à 15h30 parce que le jury avait heureusement du retard. Donc on rentre dans la salle...on se présente...et là ils remarquent que nous sommes habillés...et prêts à danser! De là, je leur dis que nous avions l'intention de danser coûte que coûte....et là, on a empilé toutes les chaises...on a poussé la table du jury et les trois membres du jury se sont mis debout sur la table pour nous laisser la place! La salle était tellement petite que nous ne pouvions pas danser face au jury...on était dans tous les sens...c'était de l'improvisation totale pour les directions mais c'était magnifique...on avait tous une direction différente...on a été jusqu'au bout de la partie au sol (avant les duos)...le quatuor est resté à genou pour nous attendre...c'était fort...Pierre a eu des frissons (enfin c'est ce qu'il nous a dit)...et je pense que notre présentation et notre audace ont beaucoup plu au jury. 

          


Ensuite ils nous ont posé des questions: est ce qu'on était une classe entière? Est ce qu'on se connaissait avant? Quel était le projet que nous avions présenté? Qu’est ce qui nous y avait attirés? Est-ce que c'était le projet que l'on allait présenter pour le festival des lycéens? De là, on a répondu que pour la plupart on ne se connaissait pas forcement. Que c'était toi qui avais présenté « univers de mains, unis vers demain » comme projet initial pour cet atelier danse. Que ce qui nous avait attiré c'était tout d'abord l'envie de danser, ton énergie, le projet de s’engager pour des œuvres caritatives, contre le sida pour ce spectacle,  qui nous concernait maintenant que l'on te connaissait...et enfin le plaisir (qui est apparu au fur et à mesure) de danser tous ensemble...ce qui nous a donné l'envie et l'idée de préparer un projet pour le festival des lycéens...un projet basé sur la fraternité et la fusion ou l'unité de nos personnalités et nos horizons différents. 

         


On leur a expliqué que notre projet se baserait sur les p’tits dons de tout le monde. Juliette a parlé de ses écrits qui pourraient être dansés...etc...De là, Alain a absolument voulu savoir comment nous travaillions...je lui ai répondu que pour « tendre la main, la main tendre », nous avions un thème (qui était donc la maladie...et notre message face et contre cette maladie....) et je lui ai dit, que notre travail chorégraphique s'était basé sur la musique (qui pouvait permettre plusieurs contrastes)...et que les ensembles avaient été réfléchis ensemble...et que les groupes avaient chacun construit leur propre chorégraphie correspondant à leur gestuelle et à leur niveau. Bien sûr, on a aussi précisé que ce qui nous permettait d'être raisonnables, c'était toi et Pierre, qui aviez un regard extérieur...Il nous a demandé depuis combien de temps on dansait ensemble et à quelle fréquence, il nous a demandé si on avait déjà eu un intervenant (on lui a parlé des danseurs de la troupe, de Nell et de Florian)...

          


Bref, on a dit que l'on construirait sûrement le projet du festival des lycéens de la même façon, on aurait le thème à suivre et que l'on allait sûrement craquer sur une musique qui pourrait porter nos convictions : notre chorégraphie partirait de là. Il nous a ensuite demandé si l'intervention d'un chorégraphe professionnel nous plairait (il a beaucoup insisté sur ça), on a répondu que bien sûr que oui...et que c'était gentil de se proposer! Il a rigolé...L'ambiance était détendue du début jusqu'à la fin. Ils nous ont demandé qu'il y ait deux personnes qui présentent (le groupe a voulu que ce soit Pierre et moi), les autres ont étayé la conversation, on s'écoutait tous parler, notre discours était clair. 

          


On leur a dit qu’on voulait leur montrer notre univers chorégraphique. Ils nous ont dit trois fois que c'était bien que l'on soit motivés et téméraires comme ça! Ils nous ont dit qu'à l'issue de cette audition, il fallait que le lycée nous prenne en considération. Pour conclure, cette audition c'était un peu comme le baptême de feu car nous avons été capables de nous accommoder du stress, de la petitesse de la salle, et des orientations complètement improvisées...tout en gardant la même intensité dans nos gestes. Tu étais là, avec nous, dans nos pensées...mais on était fier car on s'est débrouillé tout seuls comme des chefs! Bisous et à lundi.» 
Lettre de Tiphaine Eudorçait.

    




                  Quatrième voyage: fantôme du passé.

 

Fantôme du passé, tu vogues. Passé partout, tu es en vogue. [...] Embrasse-le pour moi. Je vis désormais dans un autre monde. Je vis sur Terre. [...] Ecoute ce silence, le tien, le mien. Cache tes secrets. Cache mes fleurs. Ce n'est qu'une question de temps. Qu'une question de silence. Rien n'est facile. J'ai honte. Je veux juste rentrer. Où est donc ce désert, ce coucher de soleil ? Où est ce lac, cette mer, cet océan ? J'ai longtemps contemplé. Et j'ai toujours cherché. Sans rien comprendre. Alors maintenant explique-moi. Qui es-tu ? Chacun pour soi poursuit sa nébuleuse.
Explique-moi tes dédales, avant que les temps ne se resserrent. Désolée.
Je suis la seule à avoir été moi. © Juliette Darizcuren.

              
         

               Cinquième voyage: attirée par les étoiles.

          

Attirée par les étoiles, on a envie de mourir, se laisser mourir sur une plage de disque, en attendant que la musique finisse. [...] Comme avant, une couleur, rien qu'une, sur nos joues d'enfants. Quelques baisers, et toujours cette couleur, celle de l'azur, celle des astres. Dessins dessinés à même nos corps, tatouages des âmes perdues. Croyez-vous réellement que le vent les emportera ? Et la vie file, et les gens changent.
Alors cette nuit là restera toujours la même, les yeux rivés sur le vide de quelques écrits, je m'emporte dans des rêves. [...] Et puis quoi encore ? Une limace ? Probable mais j’aurais préféré un Albatros. © Juliette Darizcuren.


        

                               

                               Sixième voyage: Léo.

        

Léo, vague à l'âme. Face à la mer. Plonge. Nage. Se noie. Léo seul sur la plage. Rejeté par les vagues. Son corps se balance au rythme des flots qui viennent frapper la plage. Son corps. Allongé. Songeur. Au dessus. Léo se souvient. Léo ne reviendra pas. Il est parti. Pour de bon. Personne ne le cherchera. Léo s'est perdu. Les gens ont perdu Léo. Léo plane. Léo part... Léo se regarde d'en haut. […] Remonte dans le temps […] Dans les champs de blé. Son rêve. Mourir dans l'océan. L'océan en lui. […] Couru pour arriver. Arriver à temps. Le temps de partir. Léo a retrouvé son origine. […] Léo se souvient de la solitude. L'autre. Quand il était assis sur les dunes. Face à la mer. Les souvenirs ne se créeront plus maintenant. […] Rien que Léo. L'océan. Les champs. De blé. De fleurs. De vie. D'amour. Absence de l'homme. Il est venu. Puis reparti. […] Pas perdus. La salle des pas perdus. Non. Pas d'hôpital. Juste la mer. Le ciel. L'océan. Le blé. Seul. Plus d'homme. […] Seul. Avec la nature. […] Plus penser. Plus grandir. Plus vivre. […] Léo peut vagabonder à travers le monde. Le monde. Le monde. […] Léo n'est plus qu'une âme. Plus de corps. Libre. […] © Arthur Perrin.

    

                      Septième voyage: dialogue lunaire.


 

Dialogue lunaire
- Le tour du monde, monotonie de mes journées que sont vos nuits. […]
- Le ciel est-il moins ennuyeux que la Terre ?
- Des anges jouent à saute mouton, d'autres à cache-cache dans les nébuleuses ou mes cratères. Ton monde, ailleurs, est certainement meilleur. […] Les étoiles d'ici et d'ailleurs ne sont pas les seuls intérêts de ta vie. Tu auras tout le temps d'en profiter... plus tard ! Sur la Terre, on commère mais on prend aussi le temps d'être, parfois...
- Sors de derrière les nuages et le brouillard : tu grésilles toujours au meilleur moment.[…]
- Laisse-moi deviner, entendre, la beauté de ce monde, puisqu'elle existe.
- Ferme les yeux...
- Le ballon est rouge, gonflé à l'hélium, mais beaucoup moins rond que dans ce vieux film dont j'ai oublié le titre. Le noir est la couleur du deuil, essentiellement dans les régions occidentales. L'enfant ignore tout de cette déambulation funèbre. Tant mieux, d'ailleurs. Il finira même par fuir, pour courir dans les prés avec son chien. Le ballon, rouge toujours, s'est envolé. C'est une perte moindre. Si c'était un rêve ou un livre, on traduirait une perte d'innocence avec la perte de l'objet de jeu et de contemplation. Mais c'est la vie, la vraie. Les yeux embués...© Arthur Perrin.


                 
                     Huitième voyage: aux saisons ivres.

                                    Aux saisons ivres


Aux saisons ivres, à la chanteuse solitaire qui se livre

A la nuit à peine bruyante, à la bruyère naissante
Stalactites lumineuses, exaltant la passion cassante
Jamais un cassandre ne s’envolera parmi les grives.

Aux infirmes qui portent leurs prières sur une civière
L’amour écorché vif, elle verse une larme dans la mer
Tellement lourde qu’elle rendra l’océan sombre et amer
Voilà que de son cœur à son âme elle parcourt l’artère.

A la lune déshabillée, que l’on croit parée de la brume
Elle pose pour le poète, qui la peint du bout de sa plume
Plongeant le pinceau dans la nacre de l’inspiration
C’est le sacre de celui qui ne se lasse de la contemplation.

Aux miroirs impudiques, aux reflets aux teintes fatidiques,
A la vieillesse qui pousse l’homme à dire « j’abdique »
A la fleur qui se fane, désacralisant la parole du profane
Sous le voile de la mort, diffusant sa lumière diaphane,

Aux saisons ivres, au chanteur qui charme les grives
A la nuit apaisante, à la bruyère vibrante et odorante
Stalactites majestueux éclairant la vie et ses dérives
Le cassandre se moque de la joie, la vie est son amante.
© Juliette Darizcuren.

                             
                  Neuvième voyage: 
Notre mouvance

       
« La danse est l'une des formes les plus parfaites de communication avec l'intelligence infinie ». Paulo Coelho.


Il est pour beaucoup plus facile de parler que de danser, les mots sont aidants par leur ambiguïté, chacun entend ce qu’il veut entendre et chacun dit ce qu’il à envie de dire. Les quiproquos, les mal entendus, les sous entendus naissent.
Avec la danse c’est le corps qui s’exprime, il est beaucoup plus difficile de le faire mentir. Il parle pour nous de la façon la plus sincère, la plus dénudée, presque de la manière la plus inconsciente.
Et même si par moment lors des ensembles, le langage pourrait paraître semblable, il n’en est rien chacun le crée, l’écrit et l’exprime différemment.
L’unité se forme malgré tout, elle apparaît au fur et à mesure des ateliers : nous nous observons, nous nous apprivoisons, nous nous écoutons, nous nous apprenons, nous nous ressentons.
Parfois nous nous trouvons, nous nous heurtons, nous chutons, nous nous complétons et nous nous formons, nous nous écrivons.


Nous donnons lieu à une des écritures la plus subtile, celle du corps.
Et au milieu de tout cela nous communiquons, entre danseurs mais pas seulement, du moins je l’espère. 



Nous vibrons dans notre mouvance entre grâce et dénuement. 

© Chloé Phillipe.


                 

                    Dixième voyage: Calmes pour danser


Le temps fugitif au cours de l'après-midi
Parmi le tilleul et les marronniers
Nous expérimentons comme Lavoisier
Si ce n'est que nous sommes dans le ressenti.

Avec l'aide grandiose de la musique,
Nous produisons à chaque fois des merveilles.
Accompagnés de ces efforts prolifiques,
Nous dépeignons des tableaux dignes de Vermeil.

Dans cette situation hautement paisible,
Nous n'avons qu'un seul mot d'ordre : l'amitié
Et ne possédons qu'un seul objectif : "Riez !"

Ici de gausseries aucun n'est la cible
De nous tous une grande force s'envole
Qu'elle ne se disperse pas en vaines paroles.






© Pierre Boutoux.

 

 
                       Onzième voyage: Le ciel de nos mains

Tu pourras t’endormir et reprendre des deux mains le fil des souvenirs. Le recoudre sans fin dans l’espace qui s’étire.

J’ai pavé le chemin sur lequel tu avais autrefois glissé, sans que jamais mes bras ne puissent te rattraper.
Est-ce que tu te souviens, toi, du temps qu’on avait tissé, et des mots dans ma mémoire ?
Est-ce que sous tes paupières closes, dansent encore nos espoirs ?
Te souviens-tu des demains qu’on dessinait sur la plage de nos peaux, quand le soleil n’était plus là,
Et quand nos corps étaient…on ne savait plus trop…

Rappelle-toi cette ligne qui se traçait de travers, à travers la paume de nos mains,
Ce fleuve indélébile qu’on lisait sans cesse, sans fin.
Et ce chemin sans pavé qui se perdait dans le lointain
Plus loin peut-être que nos yeux ne l’auraient cru…
Et cette pluie qui se brisait sur nos cils,
Quand la vie nous disait qu’il n’y en aurait peut-être qu’une
Et qu’alors, au dessus de nous, la voûte se faisait arc-en-ciel.

On a couru, t’en rappelles-tu ? On l’a cherché le pied de ce ciel,
On n’a trouvé que des doutes et des rêves de noël.
La pluie tombait et la neige fondait.
Qu’importait…On avait des projets et nos poches sans tune
A nos doigts emmêlés poussaient toutes ces larmes de lune
Alors on s’en foutait des bagarres et des dunes,
On avait nos sentiers pour atteindre nos plages
Et nos regards pour créer nos mirages.

Et on avait ces rires encore, tu sais
Ces rires aux larmes, aux éclats,
Ceux de toujours, à jamais.
Mais ce « on » qui se dresse devant nos « je » qui s’inclinent
Marque ce « nous » en détresse face à ces fleurs assassines

Que pouvons-nous faire maintenant ?
Traquer les souvenirs, le temps ?
Moi, je m’en rappelle, tu sais, de nos rêves endiablés,
Et des nuages éternels qui traçaient nos visages dans le ciel.
Et toi, t’en souviens-tu ?

Il paraît qu’il y a un royaume tout là-haut
Avec des princesses, et des crapauds
Qui se transforment si l’on dit les bons mots
Tu y crois toi ? Dis-moi ? Tu y crois ?
Tu y crois à ce monde plus beau à ce monde où il fait plus chaud
A ce monde au milieu de nos bras
Enlacés, embrassés…

Dis-moi tu y crois encore
Aux châteaux en Espagne
Et ses vaisseaux aux voiles d’or
Dis-moi que tu y crois à cette mer d’huile
A ces vagues qui vaguent les flots de nos inutiles

Tu pourrais t’endormir, reprendre ma main, je ne dirais rien et tisser l’avenir,
L’embellir sans fin dans l’espace qui s’étire.

© Juliette Darizcuren.



                        
Douzième voyage: la vie
 
La vie est un long chemin qui nous est donné à la naissance.
Elle est faite de rires, de pleurs, de joies, de stress, de satisfactions, de mécontentements…Elle est faite de sommeil, de faim, de travail, d’art, de relations, de mort, d’amitié et d’amour.
Toutes ces choses dont on ne prend pas le temps de savourer !
Tout ce temps passé où l’on se dit : déjà 18 ans,  déjà 32 ans,  déjà 60 ans ! Ma vie est elle ce que je veux qu’elle soit ?
Tout passe tellement trop vite, sans prendre le temps d’apprécier les moments présents. La vie nous paraît longue mais quand on y réfléchit, elle semble trop courte.
L’Homme a pour habitude de programmer sa vie sur le futur mais ne se doute pas que celle-ci peut lui être retirée à tout instant.
Lorsque la mort ou la maladie nous touche ou touche notre entourage, on se rend compte alors que l’on est passé à côté de plein de choses. Mais quelle est la solution ? 
 
Vivre pleinement !
Faire en sorte d’immortaliser les moments de bonheur, par les souvenirs, l’écriture, la peinture, la sculpture, la danse, le théâtre…
Rendre ces moments uniques pour que l’on puisse les revivre 20 ans, 40 ans ou 80 ans après.
Pour moi, la danse est l’un de ces instants immortels où plus rien autour n’a d’importance. Où tous les problèmes sont chassés par l’esprit et par le mouvement. Où le silence est tel, qu’il n’y a plus que le frottement des pieds sur le sol, la respiration des autres danseurs, l’émotion qu’ils dégagent, le battement de mon cœur qui s’accélère au rythme de la musique et qui résonne dans tout mon corps. Aller au contact des autres et les toucher sans qu’il y ait de gène ou d’ambiguïté. Et lorsque la musique s’arrête, le monde qui avait été chassé pendant un court instant revient et me fait prendre conscience de ce que je viens de vivre.
La danse est aussi un moyen d’exprimer mes sentiments, heureux ou malheureux. Tout est dans la manière de danser, dans l’énergie que je mets, dans mes gestes et l’émotion que je dégage.
On n’a pas besoin d’être bon ou d’avoir un don pour vivre ces instants. Il suffit d’essayer et de ne pas avoir peur de se lancer dans ces moments inconnus qui au final sont merveilleux.
Si à chaque période difficile je cherche à créer des instants uniques (qui peuvent être autres que la danse), à la fin de ma vie je me dirais « Ah ! Quelle belle vie j’ai eue ! ».
© Marie Eudorçait.

                

Découvrez Clint Mansell!
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Spectacle I-care  
  Céline Boyer et Florian Salle ont formé un duo qu'ils ont nommé
"à corps d'émoi".
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Ils présenteront leur spectacle
" I-care " pour la Ligue contre le cancer avec la Mairie de Bordeaux, sur le miroir d'eau, le vendredi 25 mai à 21h et 22h.
Ils seront accompagnés de musiciens en live, le quatuor Opuslacombe et de sculptures, ailes en acier et personnages mythiques.
Ce duo est présenté lors du 10eme anniversaire de la prévention solaire de la Ligue et sera donné gratuitement en accord avec la Mairie.
Des cracheurs de feu accompagneront cette pièce qui est une réécriture du mythe d'Icare, de sa fougue et de sa brûlure.
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Nous vous tiendrons informés des conférences de presse, des articles et reportages sur cette création.
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Bientôt la bande-annonce.
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Venez nombreux.
 
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Spectacle "les noces de neige"  
  Le duo " à corps d'émoi" présentera son propre spectacle "les noces de neige" lors de festivals, de scènes ouvertes et de la programmation de Lacanau le 6 octobre 2012.
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Nous vous tiendrons informés des dates de ce spectacle.
 
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